08 août 2018

tout petit

tout petit

 

Sur la couverture, un enfant, tout petit, dort paisiblement au coeur d'une nature bienveillante. Les verts tendres, vifs ou profonds des touffes d'herbes qui l'entourent semblent témoigner de la fraîcheur et de la richesse de la vie qui (re)commence.

« Mon tout petit, mon tout petit plein de vie », commence la voix qui l'accueille au monde, avec tendresse et sagesse. C'est comme un chant d'amour, un chant de bienvenue pour le tout petit sur cette terre, où il est si petit, comparé à bien des choses et bien des êtres qui l'entourent. Mais il y a aussi plus petit que lui. Et de nommer maman, papa, le gros chien Poc à l'air doux et joueur, l'arbre du jardin, le papillon, et ainsi de suite. Un petit tour d'horizon du monde autour de lui, de la diversité de la vie sur la terre, dans toute sa beauté et sa simplicité.

Ce sont les délicieuses illustrations d'Ilya Green qui dessinent ce monde, ces touffes d'herbes, ces feuilles d'arbres, et ces êtres souriants qui entourent le tout petit. Collage et crayon de couleur, beaucoup de fraîcheur, de gaîté, de sérénité aussi.

Les illustrations d'abord séquencées, page de droite face au texte, comme on nomme chaque être, chaque nouvelle découverte l'une après l'autre, envahissent l'espace et s'octroient des doubles pages à mesure que le monde s'ouvre et se densifie.

Les mots sonnent juste et leur limpidité est harmonieusement complétée par la poésie paisible et joyeuse des illustrations.

Un bel album, comme une ode à la vie et à notre place dans le monde, qui nous invite à regarder, avec joie, la beauté de ce qui nous entoure.

 

 

Tout petit, Marie Sellier et Ilya Green. Casterman, 2018.

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09 mai 2018

Claude et Morino

 

Claude et Morino

 

Morino a le même problème que moi : chaque soir il boit une grande tasse de tisane, et chaque nuit il se réveille pour faire pipi.

Mais Morino est plus ingénieux que moi : il a fabriqué une trappe dans sa caravane, ce qui lui permet de faire son pipi sans sortir de sa chambre. Ce qu'il n'avait pas prévu, par contre, c'est que son pipi finisse par mouiller un squelette, qui reposait là, enterré quelques mètres plus bas. Et que ça le réveille ! Et que ce squelette revenu miraculeusement à la vie par l'opération du saint pipi lui énonce cette énigmatique malédiction : “Quand un squelette tu réveilleras, auprès pour la vie, tu resteras” !

Le tas d'os en question s'appelle Claude, il est sympathique mais très collant, et n'en démord pas : à partir de maintenant, Morino doit rester auprès de lui pour TOUJOURS.

Quand Adrien Albert, le malicieux, talentueux, génialissime auteur de Papa sur la lune, Simon sur les rails, Henri est en retard se met à la BD, c'est plutôt réussi. Il donne vie ici à deux personnages aussi improbables qu'attachants dont l'amitié forcée donne lieu à une série d'épisode drôlatiques. Il navigue avec aisance entre une précision réaliste très ancrée dans le pratique, l'imaginaire magique et l'absurde. Et prend le parti de creuser cette troisième voie, avec brio.

Côté dessin, il reste dans une esthétique ligne claire, avec des aplats de couleurs uniformes, mais on note que le trait s'épaissit vers quelque chose de moins léché, des personnages plus échevelés, des paysages parfois dans la tourmente : plus de désordre et de mouvement.

En termes de véhicules, Adrien Albert avait exploré dans ses albums la fusée, le train, le camion de pompier, le train fantôme et la moto. C'est la caravane qu'il met ici à l'honneur, réhabilitant enfin un engin injustement sous-représenté jusqu'alors : la digne représentante des congés payés méritait bien de retrouver ici ses lettres de noblesse, elle est absolument parfaite.

En 6 courts chapitres et un épiloque, Claude et Morino met en scène et en bulles (truculentes) quelques tranches désopilantes de l'histoire touchante d'une rencontre et d'une drôle d'amitié. On adore !

 

Claude et Morino, Adrien Albert

L'école des loisirs. 2018

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19 avril 2018

L'ascension de Saussure

Horace Bénédict de Saussure était un naturaliste et géologue suisse (à ne pas confondre avec Ferdinand, le linguiste). Il a passé sa vie à parcourir et étudier les Alpes, immense territoire encore inconnu ou très méconnu au XVIIIème siècle. Fasciné par le Mont Blanc au point que, écrivit-il, « Cela était devenu pour moi une sorte de maladie : mes yeux ne rencontraient pas le Mont Blanc […] sans que j'éprouvasse une sorte de saisissement douloureux », il fit plusieurs tentatives d'ascension sans parvenir à son sommet… jusqu'à y arriver enfin à l'âge de 47 ans.

 

l'ascension de saussure

 

L'ascension de Saussure est un album librement inspiré de son Journal de l'ascension au Mont Blanc. Le texte est court, et les illustrations nous plongent dans des paysages immenses aux reliefs irréels. Comme entraîné à la suite de la cordée, le lecteur avance dans le paysage gigantesque qui, comme s'il était vivant, se métamorphose au fil de l'ascension et des heures de la journée. Des grands alpages verdoyants encore mauves sous la pâle lumière de d'aube, on pénètre dans les immenses forêts de résineux dont la cime rejoint les cieux. Les falaises se font abruptes, les pins de plus en plus rares, et on arrive sur le gracier. C'en est ensuite fini de la végétation, on évolue alors dans un monde minéral où tout n'est que roc et que glace.

Magnifique travail d'illustration au crayon de couleur, qui rend superbement les teintes de la montagne. Le graphisme opte pour un style fantaisiste, presque surréaliste (on est parfois pas loin des paysages étranges d'Yves Tanguy), qui recrée à merveille le relief vertigineux et l'atmosphère glacée de la haute montagne, son âpreté, et aussi son incroyable pureté. Quel travail d'illustration !

Le récit n'est jamais trop bavard, et a le bon goût de s'effacer parfois derrière la grandeur des paysages. La voix narrative nous réserve même une petite surprise.

Un album très réussi  : une variation libre, poétique et très inspirée de l'ascension du Mont Blanc.

 

A découvrir ici :

"L'ascension de Saussure" de Pierre Zenzius

 

 

L'ascension de Saussure, Pierre Zenzius

Le Rouergue, 2017 .

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17 avril 2018

L'encyclopédie des mamies

l'encyclopedie des mamies

 

On a beau tous avoir connu une mamie, on a beau en rencontrer presque tous les jours aussi, au fond, on ne sait rien  -- ou si peu-- sur les mamies. Quel âge ont les mamies ? D'où viennent-elles ? Comment faire sourire une mamie ? Y-a-t-il des mamies dans les potimarrons ?

Après avoir dévoilé les Secrets de l'école, c'est sur le même mode espiègle et décalé qu' Eric Veillé décrypte le monde mystérieux des mamies. Avec toute la malice et l'imagination débridée qu'on lui connaît, il nous brosse un tableau épatant des mamies sous leurs formes les plus diverses et variées : mamies des villes, mamies des champs, mamies en combinaison de ski ou mamies des marais salants.

En catalogue, en détail et en gros, en dessins, en dictons, en vrac, cette encyclopédie délirante est en réalité un recueil de miscellanées sur les grand-mères. Parfois très juste et bien observé, toujours drôlatique, L'Encyclopédie des mamies est un album gentiment irrévérencieux mais ne boude pas la tendresse et une forme de poésie. Côté illustration, une palette sobre de couleurs vitaminées, un trait net et plein de malice. On en pince pour ses mamies et leurs drôles de manies.

 

encyclopédie des mamies dictons

L'encyclopédie des mamies, Eric Veillé

Actes Sud Junior

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07 avril 2018

John Chatterton, ses célèbres enquêtes

John Chatterton

 

Parmi les figure tutélaires de la littérature jeunesse, la silhouette de John Chatterton se découpe avec la même élégance depuis 25 ans. Impeccable dans son trench, flegmatique et perspicace, il revisite les contes classiques et mène ses enquêtes au cordeau.

Dans John Chatterton détective, paru en 1993, on découvrait l'enquêteur félin dans un album/BD qui détournait les contes de fées en remaniant les codes du film noir. Enquêtant sur la disparition d'une fillette vêtue de rouge, il la retrouvait in extremis, séquestrée par un dangereux prédateur au physique de loup, au grand soulagement de sa mère éplorée. Une adaptation à suspens du Petit Chaperon Rouge.

Lilas explorait un rapport belle mère/belle fille complexe et angoissant, où les intentions de la belle mère qui fait appel à Chatterton ne sont que trop claires pour le lecteur. Enfin, Le Grand Sommeil, avec un clin d'oeil appuyé au polar de Chandler (adapté à l'écran avec Bogart et Bacall) remettait en scène Chatterton au coeur d'une enquête mystérieuse sur la Belle au Bois Dormant.

Chaque histoire revisite un conte de fée célèbre, et met en lumière les psychodrame familiaux qui sont au coeur des contes de fées et irriguent les polars. Les trois sont réunies dans un gros album intitulé John Chatterton, ses célèbres enquêtes.

L'inspiration résolument cinématographique des histoires de John Chatterton se retrouve dans le séquençage graphique en plans et le travail soigné sur les cadres et les angles, les dégradés de gris et les ombres, l'atmosphère années 30-40 et le texte entièrement dialogué.

Les animaux anthropomorphes qui se mêlent aux personnages humains apportent un léger décalage avec réalisme des décors et la pureté des lignes, ce qui ajoute de la fantaisie mais aussi une inquiétante étrangeté. Pas étonnant que John Chatterton soit toujours aussi classe, et que ses enquêtes soient aussi addictives. On a ici de l'album de qualité, du classique indémodable.

Format à l'italienne, dos toilé et finition léchée, cette intégrale est un bel objet-livre, abouti sur le fond comme sur la forme, un vrai plaisir de lecture.

 

John Chatterton, ses célèbres enquêtes, Yvan Pommaux

L'école des loisirs, 2018.

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01 avril 2018

Le Secret de Rosie

LeSecretDeRosie

Prêts pour un petit tour dans le Brooklyn des années 50 ? Ou plutôt : prêts pour une plongée dans le monde de l'enfance ? Car c'est bien au coeur de l'imaginaire et des jeux de l'enfance que nous emmène Maurice Sendak.

Il y avait un petit mot sur la porte de Rosie. Un petit mot qui disait : “Si tu veux savoir un secret, frappe trois coups”. Et en passant le seuil de la porte de Rosie, on entre dans son monde. Elle est Alinda, la charmante dame chanteuse. Un jour, elle va faire un grand spectacle musical. Un autre, elle attendra un magicien. Et nous, comme Dolly, Kathy, Sal ou Pudgy, on a soudain 7 ans, et l'été devant nous. Les journées de vacances un peu désoeuvrées, où l'ennui fait partie de l'aventure, où le temps est élastique et les après-midi peuvent durer mille ans... ou seulement quelques instants. Quatre chapitres, quatre journées d'été illuminées par la magie de l'enfance. Le texte, essentiellement dialogué, semble abolir les distances et le lecteur est au coeur de cette bande de joyeux mouflets. Et les mouflets, Sendak sait leur rendre un juste hommage : débraillés, facétieux, impatients, câlins, grognons et rigolards. Par dessus tout, ils sont essentiellement des enfants. Peu importe qu'ils soient des filles ou des garçons, c'est cette énergie enfantine, cette part de fantaisie et d'imagination, cette façon de vivre pleinement les jeux, les disputes et les émerveillements, qui les animent. C'est le jeu et les conversations des bambins qui sont au centre de l'album. Les adultes (enfin les mères, les pères étant inexistants) sont relégués à la périphérie, une présence rassurante à la fin de la journée, ou un sourire complice mais pas dupe au détour d'une facétie.

Lire ou relire les livres de Sendak, c'est rouvrir cette parenthèse fantastique de notre vie, cette période légère et cruciale, redevenir enfant et au centre du monde le temps de quelques pages. Merci aux éditions MeMo de refaire vivre ce trésor de Sendak, publié en 1960 sous le titre The sign on Rosie's door, et jusqu'alors inédit en français.

 

 Dans la même collection, ne passez pas à côté de Qu'est ce qu'on dit ? et Qu'est ce qu'on fait ?

 

le secret de rosie brooklyn street

 

Le secret de Rosie, textes et dessins de Maurice Sendak, traduction de Françoise Morvan

éditions MeMo, 2018

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31 mars 2018

Maman Loup

Maman Loup

 

Il est de certains livres comme de certaines personnes : l'attirance est immédiate, et d'emblée, on sait que le contenu ne devrait pas nous décevoir. Maman Loup m'a plu tout de suite, dans le bac de la bibliothèque municipale. Son titre, la douceur sereine et la beauté de sa couverture, son grand format qui semble nous indiquer qu'il faut le tenir à deux mains, et lui accorder un peu de temps.

La photographie en quatrième d'un bronze de la louve du Capitole inscrit l'histoire dans la mythologie romaine et l'épisode fascinant de Rémus et Romulus, l'une des légendes qui fascine mes papooses loupophiles.

C'est leur histoire qui nous est contée, à travers celle de cette louve, cette maman loup aussi redoutable que providentielle, cette louve blessée et attendrie, personnage principal de l'album.

Le texte est lyrique et poignant. Les illustrations aux crayons de couleur sont d'une beauté stupéfiante. La louve y étale son pelage sombre et s'y confond avec le paysage. Sa présence est puissante et envelopante. On trouve dans les couleurs vives, les textures, les motifs végétaux et la délicatesse des contours une poésie particulière et une force symbolique qui rappellent le travail d'Ilya Green. Je découvre Elodie Nouhen et je suis sous le charme de ses crayons : couleurs, textures, jeux d'échelle et de superpositions... les planches magnifient le texte, lui répondent et en éclairent la dimension mythologique. Mais l'album dépasse l'adaptation d'un récit légendaire, c'est aussi un conte éternel sur l'amour maternel et les petits qu'ils faut un jour laisser partir. Un magnifique album, aux résonances multiples, qui saura vous émouvoir et vous bercer d'une infinie douceur.

 

Maman Loup, Géraldine Elschner et Elodie Nouhen

L'élan vert – réseau Canopé, 2016

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20 mars 2018

Nina chez la Reine d'Angleterre

nina reine d-angleterre

 

Fermes ta bouche quand tu manges !”, “et pas avec les doigts, Nina”. Dans cette famille, pas un repas ne se déroule sans que les parents exaspérés assènent les mêmes remontrances à leur malapprise de rejetonne, qui ne s'en laisse pas conter. La mouflette est rétive “à quoi ça sert, toutes ces manières ?”, lance-t-elle avec impertinence au paternel imperturbable.

Et comment ferais-tu si la reine t'invitait à dîner dans son palais de Buckingham ?”, se contente de répondre celui-ci, entre deux bouchées, sans même lever les yeux de son assiette.

Mais il ne croit pas si bien dire : à cet instant, la sonnette retentit, pour laisser entrer en grande pompe un émissaire spécial de sa majesté, trompette et rouleau officiel à la main : Nina est invitée chez sa Majesté son Altesse Royale... la suite est délectable, c'est pourquoi je ne vous ferai pas l'affront de vous la dévoiler ici.

Jolie BD à la ligne claire et aux couleurs fraîches, Nina chez la Reine d'Angleterre a ce ton juste et ce grain de folie des bons albums jeunesse : avec le plus grand naturel, on bascule du quotidien à l'extraordinaire, et c'est tout à fait réjouissant. L'aventure semble d'autant plus étonnante que les illustrations prennent le parti d'un souci de réalisme. Buckingham Palace est dessiné à la perfection, et les huiles de la cour d'Angleterre avec un soin agrémenté d'un poil de fantaisie qui n'a rien à envier à ce vieux Hergé. Ajoutons-y une liberté de variation de la taille des vignettes qui apporte du peps, et une cuillère d'irrévérence savamment dosée... Gros succès.

Nina reine planche

 

Nina chez la reine d'Angleterre, Rutu Modan

Actes Sud Junior. 2013

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13 mars 2018

Quatre Soeurs : 4. Geneviève

Quatre_soeurs

 

Le quatrième et dernier tome de la série Quatre sœurs s'est longtemps fait désirer. 9 ans que dure l'aventure, l'adaptation par Cati Baur en bande dessinée du roman en quatre volumes de Malika Ferdjoukh.

Il est là, jaune et ensoleillé, pour achever la série en beauté avec Geneviève, en été.

Enid, Hortense, Bettina, Geneviève : Quatre sœurs sous le regard bienveillant de l'aînée Charlie. Quatre saisons à la Vill'Hervé, le cycle de la vie, des disputes, des rencontres, des drames, des amours, des séparations et des retrouvailles.

Geneviève, c'est la plus grande après Charlie qui dirige la maisonnée. Elle est douce et assure une grande partie des tâches pour faire tourner la maison et la petite famille grande fratrie. Elle fait aussi, en secret, de la boxe thaïe. C'est la belle blonde qui pose en couverture avec des allures de pin-up, une fois n'est pas coutume. Cet été, elle vend des glaces sur la plage, et fait la connaissance d'un drôle de garçon. Pendant ce temps, Bettina et ses copines partent camper chez une mystérieuse cousine et Enid accompagne Hortense à Paris, chez Harry et Désiré.

Mais le charme de Quatre sœurs, c'est moins ce qui s'y passe que tout le reste : les tensions (un peu) et la tendresse (beaucoup, passionnément, à la folie) des relations entre les personnages. Chacune des filles partage avec ses quatre sœurs, un lien unique. La justesse des dialogues, la douceur des dessins, en témoignent à chaque page. Tous ces petits riens, ces échanges du quotidien, les frictions et les réconciliations, les malentendus, les confidences et les révélations font la matière de cette saga, où la légèreté fait régulièrement place à la gravité, pour mieux rebondir, avec optimisme, toujours.

Une fresque douce-amère, à lire d'une traite, par petites gorgées, dans l'ordre ou pas forcément. On aime cette multitude de personnages étonnants et/ou attachants, cette ambiance chaleureuse et joyeusement désordonnée, les paysages de Bretagne, de Paris et d'ailleurs, et ces beaux portraits de filles.

 

quatre_soeurs-p3

Quatre Soeurs : 4. Geneviève, Cati Baur d'après Malika Ferdjoukh

Rue de Sèvres, 2018.

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07 mars 2018

Où est mon bébé ?

Où est mon bébé

 

Oh chic ! Un nouvel album-jeu d'observation de Britta Teckentrup ! On avait beaucoup aimé Un intrus s'est perdu!, il y en a eu d'autres depuis, et voici le dernier né Où est mon bébé ?

Comme son titre l'indique, il s'agit sur chaque page de trouver le bébé sur des planches d'animaux. Volatiles, pachydermes, mammifères ou crustacés, Britta Teckentrup explore un bestiaire varié et riche en formes et en couleurs. Zèbres, orques, hippocampes, perroquets, kangourous et tant d'autres défilent sur la page avec leurs variations de tailles et de couleurs, comme de jolis motifs dont l'aspect sérigraphié n'enlève rien à la fantaisie. Et quelque part, sur chaque planche, se cache un bébé, entre les pattes, sur le dos, dans la gueule de sa maman ou son papa. Il faut parfois avoir un oeil de lynx pour dicerner le tout petit, au milieu de ce jeu de répétition presque étourdissant.

Britta Teckentrup (oui, je répète son nom, je l'aime bien!) manie bien le pinceau et le pochoir. Il y a une fluidité dans la forme et dans la texture, une simplicité pleine de gaîté qui enchante les albums qu'elle illustre. Ici le graphisme est impeccable, la composition soignée, jusque dans la mise en page : des couleurs harmonieuses et vitaminées à la belle couverture toilée et jusque dans la perfection du format, on tient dans les mains un bel objet livre qu'on se régale à feuilleter.

 

Où est mon bébé ? Britta Teckentrup

Casterman. 2018 .

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