27 août 2016

La vie de Smisse - Jours d'école

la vie de smisse

 

En voilà un drôle de petit bonhomme espiègle et attachant, avec ses pommettes roses, et son doudou singe. Derrière son prénom improbable, Smisse est un parfait petit garçon de 3 ans. Qui rit, qui pleure, qui crie, qui joue, et qui ne comprend pas pourquoi il faut attendre la rentrée pour aller à l'école.

Et puis quand c'est enfin le jour de la rentrée. Il hésite. « Il est toujours d'accord pour aller à l'école, mais plutôt demain

Le ton est donné, vous ne serez pas déçu de la suite.

Dans la journée de Smisse, il y se passe des tas de choses, des drôles, des étonnantes, des très énervantes. Mauvaise foi enfantine incluse.

L'utilisation du discours indirect libre dans la narration nous transporte dans le monde de Smisse, cette bulle d'enfance où les désirs sont impérieux, les frustrations insurmontables l'imaginaire pétillant. On pense aussi, de part ce procédé, à l'impayable Emile, dont Smisse pourrait être un petit cousin bouillonnant.

Isabelle de Chavigny est professeure des écoles, et on ne doute pas un instant de l'authenticité de bien des situations totalement délirantes, qui sonnent si juste à travers les mots de Smisse. Ces petites chroniques de l'école maternelle sont illustrées par Marie Caudry, qui épure ici son trait, vitaminé par une palette de couleurs vives sur fond blanc. On se régale de la marge espiègle entre le texte et l'image, qui en dit toujours beaucoup plus !

Jours d'école est le premier opus truculent d'une nouvelle série prometteuse. Un 2ème album est annoncé pour 2017, et on s'en réjouit !

 

la vie de smisse illustration

 

La vie de Smisse- Jours d'école, Isabelle de Chavigny, Ivan Grinberg et Marie Caudry

Seuil Jeunesse. 2016.

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22 août 2016

Si tu ne ranges pas ta chambre...

Si-tu-ne-ranges-pas-ta-chambre

 

Avec des si... il paraît qu'on pourrait mettre Paris en bouteille, les mammouths à la danse classique, des montagnes de jouets alignés sur des étagères.

Après Si tu ne manges pas ta soupe..., Ingrid Chabbert et Séverine Duchesne se lancent dans Si tu ne ranges pas ta chambre...

« Louis, va ranger ta chambre », commence la mère. La voilà, la petite phrase qu'on ne veut pas entendre, la rengaine qui ouvre les hostilités. Au palmarès des corvées pénibles auquelles sont acculés les enfants, après « Mange ta soupe », il y a « Range ta chambre ». Louis n'a pas envie, et ne se prive pas de le dire, sans même lever un nez de son château de cartes.

« Si tu ne ranges pas ta chambre, tu ne retrouveras plus ton lit », imagine sa mère, prête à inventer toutes les catastrophes imaginables afin de susciter une réaction du morveux. Mais Louis est un sale gosse, non content d'être désordonné et désobéissant, le bougre se plaît à jouer les insolents. Il semble avoir réponse à tout. A tout ? Peut être pas...

Avec un texte court et entièrement dialogué, joute verbale qui oppose la maman et son fiston, Ingrid Chabbert signe un récit malicieux et réussi. On salue aussi la qualité des illustrations de Séverine Duchesne, parfaitement complémentaires du texte, juste et jamais trop bavard. La douceur des traits, la chaleur des couleurs et l'espièglerie des détails et expressions apportent beaucoup au plaisir de lecture. Le duo confirme sa complicité et son talent dans ce petit album enlevé.

Lire aussi la chronique de Chlop.

 

Si tu ne ranges pas ta chambre..., Ingrid Chabbert et Séverine Duchesne

Frimousse. 2016.

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19 août 2016

Nos grandes vacances (sous une petite tente)

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Aaah... les vacances sous la tente ! Les préparatifs élaborés, le chargement hasardeux de la voiture, les oublis de dernière minute, le trajet interminable... et puis enfin la mer, immense et bleue, l'odeur des pins, les retrouvailles avec les copains, le feu de bois sur la plage. Un parfum de liberté.

Cet album tendre et enjoué nous fait vivre ou revivre les joies du camping, ses galères et ses plaisirs, les rituels de vacances en famille, leurs petits aléas et leurs grandes joies.

On emboite volontiers le pas à Tim et sa famille, pour vivre à leurs côtés le temps d'un été au rythme de leurs vacances à l'océan.

Dans cet album plein de peps qui ne boude pas la BD, on plonge dans de savoureuses chroniques du camping, qui ont un singulier parfum d'enfance. Je savoure avec plaisir des souvenirs chers à mon cœur de pêche à l 'épuisette et de nuits d'étoiles filantes.

C'est toujours avec tendresse et un sens de la dérision que Philip Waechter croque les mille détails de la vie de campeur. Les voisins ultras-équipés, le rouleau de papier toilette, le fil trop court pour étendre tout le linge...

Le trait est léger, plein de gaîté, le texte truculent, rendu particulièrement vivant par l'utilisation des bulles.

Un hymne jubilatoire aux souvenirs d'enfance, aux vacances en famille et au camping, évidemment. Un indispensable sous la tente, entre la glacière et le sac de couchage.

 

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Nos grandes vacances (sous une petite tente), Philip Waechter

Milan. 2016.

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16 août 2016

Le Chevalier de Ventre-à-Terre

le chevalier de ventre a terre

 

Au premier chant du coq, le chevalier de Ventre-à-terre ouvre un œil et s'exclame : « Pas une minute à perdre ! Pas une minute à perdre ! ».

Branle-bas de combat, c'est la trépidante vie de chevalier. Ni une, ni deux (ni trois, ni quatre), il se prépare en vitesse (réduite), règle quelques affaires pressantes (en prenant le temps), enchaîne les préparatifs en vitesse (mais sans précipitation), et se rue au combat. Car l'heure est grave : c'est le carré de fraisier qui est en jeu, envahi par l'armée de son ennemi juré le chevalier de Corne-Molle.

Nommer un rampant « Chevalier de Ventre-à-terre », il fallait bien sûr y penser. Gilles Bachelet le facétieux (Mon chat le plus bête du monde, Le singe à Buffon, Les Coulisses du livre jeunesse) tape encore dans le mille et semble comme toujours s'amuser beaucoup. Quant à nous, on se tient les côtes en suivant les péripéties de cet attachant gastéropode en armure. Il faut dire que s'il n'est pas exactement le foudre de guerre que le ton épique du récit pourrait laisser penser, le bougre ne manque pas de panache. Ni de savoir-vivre. Un chevalier qui honore avec tant de flegme et de perfectionnisme l'art de la guerre comme ses obligations paternelles et conjugales, je vous le dis, ça ne se trouve pas à chaque coin de livre.

Les riches illustrations ne dérogent pas aux traditions Bacheletiennes : il y a du soin, du détail, des clins d'oeil astucieux et un second degré tout simplement savoureux. Les références aussi inattendues que bien trouvées réjouissent les papooses qui au fil des lectures remarquent de nouveaux détails et exultent d'accéder à l'intertexte-- ou à « l'inter-illustration » en l'occurrence.

Et il y en a encore plus pour les grands ! (By the way, rassurez-vous, les éléphants chers à l'auteur ne sont pas en reste !)

Excellent, tordant, palpitant, réjouissant : Une délicieuse lecture à prescrire comme un remontant, à lire et relire sans modération, voire à ériger en art de vivre, tant on adore ce récit... jusque dans sa moralité !

 

le chevalier peripeties

 

 

Le Chevalier de Ventre-à-Terre, Gilles Bachelet.

Seuil Jeunesse. 2014.

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02 août 2016

Le mystère des papas

le mystere des papas

 

Stéphanie, Amélie et Clément se connaissent depuis longtemps. On pourrait même dire depuis toujours. Nourris à la lecture et férus de belles aventures, ils ont une imagination débordante, et ne manquent pas de se poser des tas de questions. A commencer par la suivante : Mais pourquoi leurs trois papas se retrouvent-ils donc tous les vendredis ? De quoi peuvent-ils bien discuter ? Quel secret cachent-ils ?

Stéphanie, Amélie et Clément échafaudent des théories plus fumeuses et cocasses les unes que les autres, mènent l'enquête, collectent des indices... mais il leur faudra du temps pour percer le mystère des papas.

Joli format carré, fraîcheur du trait très « BD » et douceur de l'aquarelle, Le mystère des papas rend hommage à l'amitié, à la paternité et à la transmission, avec gaîté et légèreté.

 

Le mystère des papas, Clément C. Fabre

Gallimard Jeunesse. 2016.

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23 juin 2016

La chauve-souris

la chauve souris

 

Une nouvelle sale petite bestiole vient rejoindre le club très privé des petits dégoûtants. Elle n'est ni gluante, ni rampante, mais elle a d'autres arguments : elle vit la nuit, aime les grottes sombres et se nourrit d'insectes. Mesdames et messieurs, veuillez accueillir la Chauve-Souris.

Ni chauve, ni souris d'ailleurs, le chiroptère (c'est son nom scientifique) a plein de choses à nous apprendre sur sa fascinante existence. C'est avec joie que l'on retrouve les illustrations espiègles d'Elise Gravel et le ton unique de ses documentaires farfelus. Dans cette collection sympathique dont on a déjà pu parler ici ou , on découvre une espèce vivante, son habitat, son mode de vie, son alimentation, et on apprend plein de choses tout en se bidonnant car les illustrations délirantes et les bulles viennent ponctuer le texte documentaire d'une bonne dose de dérision et de décalage comique. C'est concis et assez complet, ça ne se prend pas du tout au sérieux et c'est efficace : on en sait vraiment plus sur la chauve-souris. La collection vise des bestioles pas très glamour que l'on gagne à connaître puisqu'elles vivent tout près de nous, et ont souvent un rôle clé dans notre éco-système, malgré la mauvaise réputation qui leur colle à la peau. Un petit album frais, drôle et rythmé pour apprendre à voir ces petites bestioles d'un autre œil.

Youpi !

 

La chauve-souris, Elise Gravel.

Le Pommier 2016. Collection « Les petits dégoûtants ».

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19 juin 2016

Châteaux de sable

chateaux de sable

Ils ont des affaires plein les mains et le sourire jusqu'aux oreilles. Une fillette et son papa arrivent à la plage. Devant un joyeux ballet de parasols bariolés et familles équipées de seau, pelles et bouées, ils s'installent. Le papa est assis dans sa chaise longue, la fillette entreprend de faire des pâtés. Ca sent bon la crème solaire et le sable iodé.

De l'autre côté, arrivent un garçon et son papa, qui s'installent juste à côté. Même ritournelle : chaise longue où papa bouquine, jetant de temps en temps un coup d'oeil par dessus son magazine, tandis ce que le petit garçon se lance dans une construction. Son beau château et les applaudissements un peu appuyés de son père suscitent la perplexité de la fillette, et l'agacement du papa d'à côté, décidé à donner un coup de main à sa rejetonne pour affirmer le génie bâtisseur de la famille. La bataille est déclarée, les papas retroussent leurs manches et se lancent dans des chantiers ambitieux.

Pendant que les papas sont redevenus des enfants, le petit garçon et la fillette se rapprochent et s'amusent.

Le jeu de symétrie des dessins, ou les pages face à face se reflètent et se répondent met en scène astucieusement la surenchère des égos paternels. Stéphane Henrich se régale à croquer ses personnages avec malice et un sens du burlesque inspiré. Pas besoin de texte, les illustrations saisissent les enjeux et l'état d'esprit des personnages, le jeu des regards, remarquable, en dit plus que n'importe quelle réplique. A l'arrière plan se dessinent d'autres scènes cocasses, et va et vient le manège des plagistes qui finissent par plier bagage à la fin de la journée, alors que la bataille des châteaux fait encore rage. La justesse de la scénographie et la fraîcheur du trait, toujours en mouvement, donnent volontiers l'impression d'un dessin animé. On croit voir les personnages bouger, avec leurs silhouettes désordonnées qui ont le charme ébouriffé des illustrations de Quentin Blake.

Un album d'une drôlerie et d'une fraîcheur réjouissantes !

 

Châteaux de sable, Stéphane Henrich

Kaléidoscope. 2016.

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12 juin 2016

Les livres

les livres

 

Deux chats, vus d'en haut, circulent entre des rangées de carrés. Un jeu vidéo des années 70 ? Graphisme géométrique improbable, trois couleurs en contraste. Une planche puissante mais énigmatique, que vient éclairer le texte, tout simple.

Vladimir va à la bibliothèque avec maman. C'est la première fois. Il paraît que les livres sont magiques, qu'ils peuvent nous transporter loin. De quoi exciter la curiosité de Vladimir. Cependant, quand il voit les livres sur les rayons, il est un peu déçu.

Alors, il essaie de construire un château fort avec les livres, comme on le ferait avec des cubes. Ce n'est pas facile. Puis une voiture, un camion, un gros monstre. Maman a peut être raison, on peut faire plein de choses avec les livres. Et Vladimir n'est pas au bout de ses surprises... car quand sa maman en ouvre un et se met à lire, c'est tout un univers qui s'ouvre sous les yeux et dans la tête de Vladimir.

Les étonnantes illustrations de Lili Chemin prennent vie à mesure que Vladimir avance dans sa découverte des livres. Peu à peu, les formes se dessinent, les lignes droites s'arrondissent, les figures géométriques prennent forme et l'imaginaire jaillit ! La perspective inédite (les scènes sont vues de haut) propose au lecteur un point de vue inhabituel, à la fois destabilisant et presque grisant.

L'enfant, sous les traits d'un chaton, s'approprie l'objet livre, le manipule, puis entre dans le récit, dans l'histoire, dans l'imagination. Les livres se referment, redeviennent des rectangles alignés sur les rayons droits de la bibliothèque, mais l'enfant ressort de cette expérience grandi, infiniment enrichi, et fort d'une connexion nouvelle avec sa mère, par le lien des histoires.

Format à l'italienne étonnamment long, palette de quatre couleurs aux tonalités presque désuètes (blanc cassé, noir, bordeaux, bleu-gris) qui s'étoffe subtilement quand les livres révèlent leur contenu, Les livres est assurément un objet singulier. Dépouillé mais élaboré, conceptuel et universel, il rend hommage à la magie de la lecture.

 

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Les livres, Christos et Lili Chemin

Editions Motus

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08 juin 2016

Tétine Man vous salue bien

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Tétine Man est de retour, et il vous salue bien. Dernier tour de piste du téteur de tétine entêté dans un quatrième et dernier opus, pour la plus grande joie de tous les nabots, téteurs ou repentis. Après avoir tenu tête dans ses aventures précédentes à bien des empêcheurs de téter en rond, Tétine-Man fait face à de nouveaux adversaires prêts à causer des problèmes...

Il y a Tugdual, impayable ado boutonneux et décérébré (en passe de devenir le "méchant" préféré de mes papooses). Tugdual est le grand frère de son super copain, et il a décidé de pourrir l'après-midi de Tétine-man (enfin ça, c'est ce qu'il croit !).  Il y a la nouvelle de l'école, Albertine. Une fille. Oui, une fille de l'âge de Tétine man. Et enfin, il y a Jean-Pierre, l'ami de Mamie (et son complice dans le combat auquel elle a décidé de dédier sa vie,  qui consiste à faire lâcher sa tétine à Tétine-Man).

Autant de forces qui s'allient pour faire plier Tétine-Man, mais c'est mal connaître son incroyable pouvoir : Tétine Man ne lâche jamais sa Tétine – ou s'il le fait, personne n'a jamais pu le voir.

Ruse et détermination sont les armes imparables de Tétine-Man, qui comme toujours, sait se sortir de toutes les situations la tête haute et la tétine bien en place.

Pas la peine d'en faire des tartines : Tétine-Man est un personnage unique et impayable, et ses aventures un régal d'humour dans une BD efficace et rythmée. Bonne poilade assurée !

 

Tétine Man vous salue bien, Christophe Nicolas et Guillaume Long

Didier Jeunesse, 2016.

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03 juin 2016

Un enfant parfait

un enfant parfait

 

Un enfant parfait ? Tiens, en voilà, un produit alléchant !

Bienvenue au supermarché L'enfant roi ! Ici, vous trouverez le plus large choix d'enfants et d'accessoires et des promotions exceptionnelles. Il y en a pour tous les goûts : des surdoués, des acrobates, des musiciens, avec le volume réglable, ou le deuxième à moitié prix.

Monsieur et Madame Dupré devraient y trouver leur bonheur. Le modèle qu'il cherchent, eux, c'est un enfant parfait. Les voilà repartis, ravis, tenant la main d'un petit Baptiste flambant neuf. Il est poli, dit non merci, évite les sucreries pour ne pas avoir de caries, bref : il est parfait, comme prévu.

Les premières semaines à la maison se déroulent sans accroc : Baptiste est charmant, patient, intelligent. Il garde le sourire en toutes circonstances et s'accommode de toutes les situations. Jusqu'au jour où…

Michaël Escoffier et Matthieu Maudet n'en sont plus à leur coup d'essai pour conjuguer leur humour et leurs talents. On retrouve leur patte, leur malice, et leur sens de la chute dans cet album savoureux, un peu plus long et développé que de coutume, pour notre plus grand bonheur.

En posant un regard amusé sur la société de consommation et sur les liens parents-enfants, ils nous livrent un album réjouissant qui dédramatise gaiement la pression familiale et sociale. On se régale de cet album aussi astucieux que jubilatoire.

 

Un enfant parfait, Michaël Escoffier et Matthieu Maudet

L'école des loisirs. 2016

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