23 novembre 2016

Un ours à l'école

Un ours a l'école

 

C'est l'histoire d'un petit ours qui (comme bien d'autres avant lui) retarde un peu l'heure du coucher. Pendant que sa maman prépare la tanière pour hiberner, il fait un dernier tour dans la forêt. Il s'aventure même un peu plus loin que d'habitude, et au détour d'un arbre, fait une étrange trouvaille. Un objet chaud, doux et rigolo, qui peut se mettre sur la tête.

Continuant son chemin, il se retrouve devant un lieu étrange et attirant, plein d'enfants qui jouent joyeusement. Curieux, il s'approche, et se retrouve dans la cour de récréation d'une école, et bientôt assis en classe.

Introduire dans l'école ceux qui n'ont normalement rien à y faire offre un potentiel comique bien connu des albums jeunesse, qui a le don de réjouir les mouflets. Ainsi, au détour de quelques albums, on a déjà pu croiser à l'école un chien, un petit monstre... ou même une maman décalée ou des parents intenables !

Cette fois c'est un ourson, qui se garde bien de jouer aux clowns, tout ingénu et perdu qu'il est. D'ailleurs, c'est avec tendresse et compassion que les papooses écoutent son histoire. C'est l'oeil toujours un peu inquiet qu'elles le voient s'endormir en classe et se faire gronder par la maîtresse, puis se faire raccompagner dans la forêt, car l'école n'est pas un endroit pour un ourson.

Heureusement, les parents sont fidèles à « l'heure des mamans », et les mamans ours ne dérogent pas à la règle...

Difficile de ne pas fondre devant cette histoire touchante et cet ourson irrésistible. Les illustrations à l'aquarelle sont d'une infinie douceur, avec une pointe de mélancolie qui ne dément pas le charme de l'album.

 

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Un ours à l'école, Jean-Luc Englebert

Pastel. 2015

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20 novembre 2016

L'imagier le plus fou du monde

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Attention, vous avez bien lu, cet imagier est fou. C'est même « le plus fou du monde » nous annonce le titre. En conséquence, il est désordonné et fantaisiste dans sa structure même. Les catégories suivent davantage une certaine poésie qu'une logique de catalogue. A travers un voyage dans la vie d'Otto, charmant petit animal, on passe de « Enfin l'été » aux « Divines Douceurs » puis à « Vroum vroum ». La composition graphique varie au gré des possibilités. Ici les éléments sont juxtaposés et étiquetés comme sur un catalogue (et libérés de toute convention d'échelle), là ils s'imbriquent les uns avec les autres pour créer une scène, un univers à part entière, avec son paysage, et son atmosphère. Un catalogue délirant d'êtres et d'objets existants ou imaginaires se côtoyant dans un joyeux désordre.

Mais c'est surtout par son audace graphique qu'on peut dire de cet imagier qu'il est fou. La multitude de formes, l'explosion de couleurs, la mosaïque d'objets et de personnages hétéroclites qui empruntent autant au quotidien qu'à l'imaginaire : c'est un petit monde coloré et bouillonnant qui se dessine au fil des pages. Cette accumulation volontaire, truffée de petits détails comiques ou clins d'oeil malicieux. Le texte surgit, s'imbrique et se balade, parallèlement à la profusion graphique, pour composer un immense pot-pourri polyphonique. Si l'ensemble peut manquer de clarté, nombreuses sont les entrées, comme différents petits fils à tirer pour accéder à cette toile foisonnante. Ainsi, la lecture se fera forcément de façon morcelée, on en grignote un bout par ici ; on picore un autre par là. On s'émerveille de cette planche là sans chercher à entrer dans les détails, ou au contraire on émiette chaque objet, on scrute chaque détail d'un œil curieux et amusé.

Peut être que cet imagier est fou en effet, en tout cas, il m'aura fait découvrir Tom Schamp, un illustrateur au talent fou.

 

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L'imagier le plus fou du monde, Tom Schamp

Milan. 2016.

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06 novembre 2016

La Grande Forêt

La grande forêt

D'abord une de ces forêts, atemporelle et mystérieuse comme dans les contes, des bouleaux et des pins qui s'avancent sur la lisière d'un lac. Un décor « Brouillardien » et déjà enchanteur sur la couverture. Ensuite, il y a les cartes et la topographie d'un univers merveilleux. Et puis une histoire qui se déroule entre récit illustré et bande dessinée, une histoire riche et conséquente, en huit chapitres richement illustrés .

N'imaginez pas grignoter ça à la va-vite, en histoire du soir improvisée entre le brossage des dents et l'extinction des feux alors que vous êtes déjà sur le point de dépasser les heures décentes. Non, non, La Grande Forêt est une histoire qui demande qu'on prenne le temps de s'installer. De préférence avec un thé fumant devant une cheminée. De chausser ses lunettes et d'envelopper ses pieds sous la couette. Bon, ne disposant présentement ni de cheminée, ni de lunettes, on optera pour une après-midi lecture bien emmitouflés sur le canapé, le thé et la couette fournissant un équipement convenable.

Le Chapitre 1 s'ouvre sur un été pluvieux au pays du lac tranquille. Killiok, bien au chaud chez lui, s'inquiète de ne pas voir son ami Vari Tchésou. Il se décide à rendre visite à son amie Véronica, dans l'espoir qu'elle en sache plus. Autour d'un gâteau chaud, ils discutent. Personne n'a vu Vari Tchésou, tout cela est inquiétant, d'autant que des inconnus rodent autour du lac. Les corbeaux ont entendu parler d'un drôle de laboratoire… Killiok et Véronika décident de se préparer pour partir à sa recherche, en compagnie des corbeaux. Les préparatifs sont sérieux : une carte, un sac à dos et une valise remplis de provisions et d'accessoires de survie.

C'est parti pour l'aventure, la quête de Vari Tchésou, à travers les paysages envoûtants du Pays du Lac Tranquille.

On pourrait être tenté de penser à Tolkien pour la puissance de son imaginaire, la beauté naturelle des paysages, la précision cartographique de ses pays et de ses lacs. Mais c'est un tout autre monde, si proche pourtant du notre. Le monde de l'enfance, peut être. Le monde ou les animaux parlent, où les personnages n'ont pas besoin d'être humains. Le monde où on peut s'appeler Vari Tchésou ou Pikkeli Mimou. La poésie des noms, la beauté des illustrations. La façon dont Anne Brouillard, comme souvent, nous fait ressentir toute la beauté du dehors et la chaleur du dedans, alterne l'inquiétant, le sauvage, et le chez-soi réconfortant. Tout parle à l'enfant qui est en nous.

On ne peut qu'être subjugué devant ce travail d'une rare beauté, cet univers si merveilleux et tout ce qu'il peut faire résonner en nous. Il y a tant d'autres choses à dire, tant de délicieux détails, car l'oeuvre est dense et incroyablement riche. Mais je vous inviterai, à votre tour, à vous plonger doucement dans cet album envoûtant, bien au chaud sur un fauteuil confortable, avec un thé fumant...

Pages de Grande foret p15

 

Pages de Grande foret p 20

 

La Grande Forêt, Anne Brouillard.

Pastel. 2015

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03 novembre 2016

Henri est en retard

Henri est en retard

 

Quand sort un nouvel album d'Adrien Albert, c'est toujours la fête dans le Tiroir ! On adore Simon le lapin plus rapide que le train, Mona et sa fusée dans Papa sur la Lune, Au feu Petit-Pierre, le mouflet qui n'a peur de rien dans Train Fantôme, Zélie et cambrioleurs pas doués... On adore sa ligne claire, le naturel avec lequel il fait apparaître la fantaisie dans le quotidien, la façon dont il plonge dans le monde de l'enfance.

Henri est en retard commence dans la pénombre matinale de la chambre parentale. La mine de papier mâché des parents encore au lit, et les mouchoirs en boule qui encombrent la table de chevet sont sans équivoque : les parents d'Henri sont malades : ils ne peuvent pas l'emmener à l'école aujourd'hui. On connaît des enfants qui se réjouiraient d'une telle situation inespérée, mais pas Henri, comme en témoignent sa petite mine déconfite, son air grognon au dessus du bol de céréales qu'il prend tout seul, et son appel au secours / coup de gueule au téléphone, où il appelle Papi à la rescousse (et que ça saute !)

C'est à l'instant ou Papi fait irruption dans la pièce à peine le téléphone raccroché qu'on sent que l'aventure s'enclenche, qu'à partir de maintenant, les règles habituelles ne s'appliquent plus. Les lois temporelles, physiques ou météorologiques n'obéissent plus qu'à l'imagination. Tout est possible, l'histoire peut commencer pour de vrai, c'est parti. Comme Henri derrière Papi sur la moto qui pétarade.

« On est en retard ? » demande Henri.

« Non », répond Papi.

Je ne vous ferai pas l'affront de vous dévoiler toutes les péripéties de cette incroyable aventure, mais sachez que vous aurez droit à de grands espaces, à une balade ornithologique improvisée car Papi (comme le nôtre), connaît bien les oiseaux, à un intermède romantique (si, si!), et à un accueil à l'école chaleureux dans une salle de classe rêvée où tout n'est que couleurs, luxe, calme et volupté.D'ailleurs (l'ai-je précisé ?), Henri adore l'école.

Quant à nous, plus que jamais, on adore les albums pétillants, malicieux et épatants d'Adrien Albert.

 

Henri est en retard, Adrien Albert

L'école des loisirs, 2016.

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31 octobre 2016

Ma cabane

Ma cabane

 

La cabane que le narrateur nous invite à découvrir est bien cachée au milieu de la forêt. Petit havre de civilisation noyé dans un océan de végétation. Il doit y avoir une réjouissance particulière à étaler sur la page autant de verts. La cabane, rouge vif au toit bleu, est fort accueillante. La nature qui l'entoure, bien que sauvage, n'a rien d'hostile. Il y a là une esthétique du primitif, où on rejoint le narrateur dans sa joie d'embrasser des paysages grandioses et une nature intacte. Les illustrations de Loïc Froissard (qu'on avait découvert avec enthousiasme dans Je voulais un chat et j'ai une sœur) la mettent remarquablement en valeur. De son trait naïf et de ses couleurs intenses il se dégage de cette forêt, de ces lacs et de ces torrents une fraîcheur séduisante et une atmosphère de bienveillance et d'insouciance.

Même les bêtes sauvages qui peuplent la forêt sont plus curieuses et malicieuses qu'inquiétantes, j'en veux pour preuve le héros animal de l'histoire parallèle qui se déroule à l'insu du héros/narrateur. La connivence créée par les images réjouissent le jeune lecteur, qui regarde attentivement les illustrations, quand une partie échappe immanquablement à celui qui lit à voix haute, à la première lecture.

Voilà donc une bonne excuse pour se précipiter et relire cet album réussi, en appréciant toute sa construction graphique. On l'adore !

 

A lire : la chronique de Chlop dans Littérature Enfantine.

 

Ma Cabane, Loïc Froissart

Le Rouergue, 2016.

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28 octobre 2016

Fais dodo, bébé souris

Fais dodo bébé souris

 

Il arrive parfois de tomber complètement par hasard sur un album qui nous enchante. Une rencontre avec un livre dont on ne connaissait rien, ni l'auteur ni le contenu, et qui semble immédiatement faire partie de nous. Je ne saurais comment décrire le charme de Fais dodo bébé souris, mais il a opéré immédiatement.

C'est une histoire de bonne nuit, pour les tout-petits, comme il en existe à la pelle, de plus ou moins douces, de plus ou moins belles.

Celle-ci se susurre au creux de l'oreille, tout doucement, et elle est très douce et très belle.

La poésie du texte, toute en simplicité, la grâce singulière de ses illustrations font de Fais dodo bébé souris un petit trésor secret. Une berçeuse délicate, une incantation rassurante. Le petit monde de l'enfant au creux du monde, de l'univers. Et les étoiles qui brillent au dessus de nous.

Gravure sur cuivre colorée à l'aquarelle et collages, c'est un travail d'illustration d'une grande précision et d'une exquise délicatesse. Jeongkwan Park est une illustratrice coréenne qui a été récompensée pour ses dessins à Bologne en 2011. Elle a un talent fou et mérite d'être suivie de près !

C'est chez Didier jeunesse que vous pourrez apprécier ce petit chef-d'oeuvre. Un album qui a la délicatesse et la précision d'une miniature, et la magie d'un chant universel. 

Lire aussi les chroniques de Chlop et de Pépita.

 

Fais dodo bébé souris, Jeongkwan Park

Didier jeunesse. 2016

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24 octobre 2016

Ma Planète

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C'est une drôle d'histoire, qui commence dans une chambre aux couleurs riches, chargées de jouets, de souvenirs et d'invitations au voyage et à la création.

Un petit garçon, échappé de sa galaxie, atterrit sur une drôle de planète, peuplée par d'étranges créatures : les terriens. Il explique, non sans malice, comment il a amadoué un couple de ces êtres étonnants pour s'en faire adopter. A l'issue de la découverte émerveillée de cette étrange planète aux mœurs incompréhensibles, la dernière double page s'ouvre sur une scène de petit déjeuner où les terriens ont revêtu une apparence plus banale, ressemblant soudain au héros de notre histoire. On retrouve dans cette double page de fin un intérieur chaleureux et rassurant qui nous ramène aux premières pages de l'histoire.

Les illustrations fertiles et pénétrantes d'Emmanuelle Houdart, l'intensité de leurs couleurs chatoyantes convoquent un imaginaire riche. Son univers, étrange et raffiné, luxuriant et énigmatique, ensorcelle le lecteur, et l'entraîne, toujours un peu plus loin, repoussant la frontière du connu, du beau, du confortable.

A ce titre, cet album explicite une constante de sa démarche : en abordant le quotidien d'une famille sur la terre à travers les yeux d'un enfants d'une autre galaxie, elle parvient à confronter et relier une terrifiante étrangeté à quelque chose de familier, d'intérieur et de puissant. L'inconnu s'entrelaçant avec l'intime. Ainsi remuait-elle en nous des choses profondes dans Ma Mère l'année dernière avec le très beau texte de Stéphane Servant. C'est seule qu'elle signe le texte et les illustrations de Ma Planète.

Un album magnifique, dont les mille détails égaient et enrichissent le récit au fil des lectures. Sans aucun doute un des albums les plus marquants de l'année.

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Ma Planète, Emmanuelle Houdart

Les fourmis rouges. 2016

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23 octobre 2016

Une lettre ça change tout

une lettre ça change tout

 

Une lettre ça change tout. Prenez un gilet, par exemple. Changez le G en F : vous avez un filet ! Voilà qui est plus pratique pour attraper les poissons ! 

A une lettre près, un mot en cache un autre. C'est le concept entier de cet album, construit sur ce rythme binaire. Une double page avec un dessin à droite sur fond noir, la découpe en oblique laisse apparaître le mot suivant, ne cachant que sa première lettre. Une devinette sur la page de gauche permet de deviner et d'anticiper le mot qui se cache sur la page suivante, sur fond en couleur. Le jeu de devinette et de cache invite ainsi à une lecture interactive dans laquelle l'enfant anticipe le texte qui suit pour mieux se réjouir de vérifier lui même son hypothèse en tournant la page. Bien pensé, et réalisé à la perfection, avec un souci d'esthétique et de clarté jusque dans la régularité de la découpe.

Valérie Yagoubi et Agnès Audras avaient déjà oeuvré ensemble avec talent sur le très réussi Méli-mélo de mots. Elles poursuivent ici le jeu sur les phonèmes, en se régalant des sonorités (et ici même de la graphie) des mots. La forme est épurée et sert remarquablement le fond : c'est sobre, clair, graphique. On va à l'essentiel et c'est ça qui fait toute l'efficacité et la beauté de l'album.

 

Une lettre, ça change tout, Valérie Yagoubi et Agnès Audras

Seuil jeunesse, 2016

 

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20 octobre 2016

L'araignée Gypsie

l'araigné Gypsie

A moins d'avoir vécu les 10 dernières années coupé de toute vie enfantine et sans avoir rencontré le moindre bambin de 5 ans ou moins, vous connaissez la ritournelle : «  L'araignée Gypsie monte à la gouttière... »

Malicieuse chansonnette de crèche et d'école maternelle, jolie mélodie en rimes qui parle du soleil et de la pluie.

Le soleil et la pluie, parlons-en. C'est le fond du problème, surtout en Normandie où se déroule notre histoire.

Chanson narrative, ou histoire chantée, l'araignée Gypsie dévoile dans ce petit livre des couplets inédits dans lesquels, lassée de tomber de la gouttière (et de la pluie de Normandie), elle se fait la malle… et n'est pas au bout de ses peines !

Le livre se raconte en chantant bien sûr, et les sourires puis éclats de rire complices des papooses réjouies valent le petit effort.

Délicieux petit livre à chanter plein de fraîcheur et de malice, où chaque couplet est doublé d'une illustration espiègle au trait enfantin : on en est à la dixième lecture au bas mot, et on se régale !

 

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L'araignée Gypsie, Jean-François Dumont et Andrée Prigent.

Kaléidoscope, 2016.

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13 octobre 2016

Marcel et le nuage

Marcel et le nuage

C'est toujours une joie de retrouver notre ami Marcel le chimpanzé. Pas seulement parce qu'il porte le jacquard mieux que personne, mais parce qu'il a une personnalité en or et en contrepoint à beaucoup de héros. Ni téméraire, ni très sociable a priori, Marcel est un introverti, un rêveur, sensible et réfléchi. Discret et attentionné.

Ce jour là, chaud et ensoleillé, Marcel décide de se rendre au parc.

Il n'y avait pas le moindre nuage dans le ciel.

(Bon, juste un, vraiment minuscule.)

Voilà que le nuage semble le suivre. Marcel court, le nuage le rattrape.

C'est vraiment embêtant. Tout le monde au parc a l'air de bien s'amuser, sauf Marcel. Il n'arrive pas à se débarrasser de ce nuage, qui plane au dessus de lui comme une ombre grise et pesante qui l'empêche de s'amuser. Marcel se résigne à rentrer chez lui. Il réfléchit. (encore une fois, on aime ça chez Marcel)

Que faire quand on est poursuivi par un nuage ? Appeler la police ? Pour se faire rire au nez… Bof. Pourtant, Marcel réussit à trouver la solution.

On pense au début à La Bulle, dans un registre tout à fait différent, avec ici une résolution qui semble aller de soi.

Anthony Browne est un génie. A travers sa plume et ses pinceaux, les histoires sont d'une simplicité étonnante et d'une profondeur symbolique universelle. Rien n'est en trop, chaque détail a un sens. Dans Marcel et le nuage, il s'offre même quelques clins d'oeil à Matisse et Gene Kelly ! La grande classe, quoi.

Lire l'excellente chronique de Chlop.

 

Marcel et le nuage, Anthony Browne

Kaléidoscope, 2016.

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