07 avril 2017

Petit Pois

Petit Pois

Petit pois n'est peut être pas plus haut qu'une pomme, mais c'est un sacré petit bonhomme.

Comme son nom l'indique, Petit Pois, quand il est né, était petit. Très petit.

Le début est savoureux, initiant un jeu de questions réponses qui invite le lecteur à s'en remettre au conteur.

 

« Ses habits ?

C'est sa maman qui les faisait. »

 

« Son lit ?

Ca dépendait. »

 

Et l'inventivité des illustrations vient compléter ou s'écarter de la voix narrative pour ouvrir un univers merveilleux où se dessinent mille petites astuces et images poétiques.

Petit Pois, c'est une redécouverte du monde dans toute l'intensité et l'immensité de ses détails minuscules. C'est aussi une réinterprétation du paysage quotidien qu'on ne regarde plus ou des objets à portée de notre vue. Mais c'est avec la délicatesse et la force créative de ce petit personnage si attachant, à la fois vulnérable et plein de ressources qu'on entre dans la magie de l'album.

Les illustrations de Sébastien Mourrain, comme dans Chez Moi, viennent dialoguer avec le texte espiègle de Davide Cali en y apportant des trouvailles ingénieuses et une poésie exquise.

Un régal que ce petit album sensible et malin.

 

Petit pois jardin

 

Petit Pois, Davide Cali et Sébastien Mourrain.

Actes Sud Junior. 2017

 

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09 février 2017

Pinocchio

Oyez braves gens, pressez vous et ouvrez grand vos oreilles.

 

Pinocchio

 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, aujourd'hui vont vous être contées les désastreuses, les pitoyables, les effroyables mésaventures d'un bout de bois”.

Comme une bonimenteuse haranguant son public sur un stand de foire, la narratrice nous interpelle, nous captive et nous bouscule pour nous conter l'histoire de Pinocchio dans une prose haute en couleur.

Adoptant le parti pris de se rapprocher de l'esprit de Collodi, qui avait écrit les aventures de Pinocchio en feuilleton à la fin du 19ème siècle, le récit nous livre un personnage insupportable, insensible et têtu, loin d'être aussi naïf et attachant que le Pinocchio popularisé par Walt Disney.

Retour aux sources, donc, avec ce personnage iconoclaste et anti-héroïque au possible, bûche de bois revêche qui nous entraine un peu malgré nous dans ses aventures rocambolesques.

La partie musicale du récit est une mosaïque étonnante et bigarrée de morceaux classiques et contemporains, tristes et enlevés, subtils et fanfaronnant : Fais pas ci fais pas ça de Dutronc s'invite entre la Marche Turque de Mozart et la composition de Laurent Petitgirard Le Pays des Jouets. Et régulièrement, la conteuse nous prend à parti, s'exclame et commente son récit, le mettant à distance en même temps qu'elle le pimente et le rend incroyablement vivant. Côté pinceaux, le travail de Laetitia Le Saux (Boucle d'Ours, Purée de cochons) et son utilisation des couleurs et notamment du rouge offrent un décor digne de cet esprit carnavalesque.

Au coeur de l'histoire de Pinocchio, c'est finalement de l'humanité dont il est question. Peut être est-ce en cela que le conte dérange autant, nous renvoyant, lecteurs à nos vices humains : paresse, envie, égoisme, inconstance. Les vices qui, entre le bien et le mal, nous poussent souvent naturellement à opter pour ce dernier. Mais c'est justement parce que c'est notre capacité à nous améliorer, à finalement apprendre de nos erreurs, qui participe à notre humanité. Le chemin du pantin pour devenir petit garçon est long et si tortueux qu'il semble impossible. Et pourtant...

Fidèle à la qualité et à l'originalité de ses publications notamment dans ses collections musicales Didier Jeunesse nous offre une adaptation créative et bouillonnante de ce classique non pas méconnu mais mal connu, à la fois soigneusement authentique et résolument moderne.

 

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Pinocchio, d'Edouard Signolet d'après Carlo Collodi. Illustré par Laetitio Le Saux

Didier Jeunesse. 2016

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03 février 2017

Hansel et Gretel

Hansel et Gretel

Les contes traditionnels nous rappellent à nos peurs ancestrales, aux angoisses universelles et atemporelles. Celle de mourir de faim, de se faire abandonner par ses parents. L'angoisse de grandir et de devoir affronter le vaste monde et ses dangers qui nous dépassent. Le conte d'Hansel et Gretel a peut être cela de plus encourageant qu'il met en scène deux héros, un frère et une soeur, solidaires devant l'adversité. Hansel rassure sa soeur, la guide pour retrouver leur maison, ils se partagent le dernier bout de pain, et c'est elle qui le sauve à la fin.

C'est un beau conte, sombre et puissant, avec pour décor la forêt, celle qui perd les enfants, abrite des bêtes sauvages et des adultes malfaisants. Presque un personnage tant elle semble habitée d'une âme.

Emmanuel Fornage en fait ici un portrait magnifique. Ses illustrations, toutes en découpages, profilent les aiguilles des conifères, cisèlent les feuilles des chênes, font se déployer des branches tortueuses ornées de feuilles qui semblent bruisser.

Les scènes d'intérieur ne sont pas en reste, chaque vignette est un ouvrage d'une minutie fascinante.

Le jeu de découpe, avec ses caches et ses jours, dessine des personnages et des paysages qui se dissimulent, se révèlent et se superposent à chaque fois qu'on tourne la page, créant un petit théâtre d'ombres qui semble s'animer au fil des pages. C'est un travail d'orfèvre, des feuilles de lierre à la chaîne du puits, des boiseries sculptées des lits aux toiles d'araignées, chaque détail est une merveille de finition.

Grand format à l'italienne, relié de toile noire, c'est dans un riche écrin aux lettres d'or que se présente cette adaptation virtuose du conte de Grimm.

Les somptueux découpages d'Emmanuel Fornage ont également redonné vie au Petit Chaperon Rouge, au Petit Poucet et aux Fables de La Fontaine, tous édités chez Circonflexe.

 

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Hansel et Gretel, Emmanuel Fornage d'après les frères Grimm

Circonflexe. 2016.

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23 janvier 2017

Bonne nuit tout le monde

bonne nuit tout le monde

 

L'album s'ouvre et se referme sur un ciel étoilé. Les constellations de la voûte céleste de l'hémisphère sud pour commencer.

La nuit tombe. Il est l'heure de se coucher. Le crépuscule jetant sur le paysage une clarté obscure, les pages se teintent d'indigo, de rouge profond et de violet.

Les animaux de la forêt ont sommeil. Les souris, les lèvres, les biches, les uns après les autres, baillent et vont se coucher. Seul petit ours n'a pas sommeil.

Chris Haughton, le facétieux auteur de Oh non, George et Chut, on a un plan nous livre un nouvel album, tout doux, tout doux, une histoire de bonne nuit à lire aux tout-petits. Dans de belles couleurs riches, chaudes et sombres à la fois, ses pinceaux font apparaître de nouveaux personnages -animaux aux silhouettes d'inspiration cubistes. On plonge dans ces aplats de bleu marine, d'indigo et de pourpre, comme on se blottirait dans une chaude couette. Bonne nuit les biches, bonnes nuit les lièvres, et les souris. Et bonne nuit, petit ours…

On referme le livre sur la voûte étoilée plus familière, celle de l'hémisphère nord, d'Andromède et de Cassiopée, de la Grande ourse et de la Petite ourse.

Bonne nuit, les ours. Bonne nuit, les étoiles.

 

Bonne nuit tout le monde, Chris Haughton

Editions Thierry Magnier, 2016.

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17 janvier 2017

Koi ke bzzz ?

koi ke bzzz

 

Koi ke bzzz ? Kézako ? Mais qu'est ce que c'est que ce binz ? Au début j'ai cru que ce très bel album n'avait pas été traduit en français. Et puis intriguée et confiante en la capacité des livres à nous surprendre et nous émerveiller (et dans le talent de l'autrice), je me suis lancée.

On y plonge comme si on s'immergeait d'un coup dans un monde parallèle. Un monde immense et riche, où on serait minuscule.

D'abord il y a les illustrations de Carson Ellis : grandioses, poétiques. Et les dialogues comme une musique, bruissante et fourmillante, à travers laquelle le décor prend vie.

Le plan fixe tout au long de l'histoire, assez inédit dans un album jeunesse, donne toute sa place à la temporalité dans laquelle se joue la dramaturgie de l'album : dans le monde minuscule de la nature vue à la loupe se jouent des conquêtes inattendues et des drames bouleversants, quoique éphémères, à côtés desquels on aurait bien pu passer, si on n'avait pas été insecte le temps de quelques pages…

Carson Ellis m'avait conquise avec Chez Nous. La sobriété douce de son univers, sa poésie brute, son esthétique à la fois douillette et dépouillée m'avaient m'avaient beaucoup touchée.

Elle vit en Oregon, à l'ouest du far-west, là où les forêts poussent plus haut que le ciel et où les ratons-laveurs sont plus nombreux que les hommes. Peut être est-ce pour cela qu'elle attache autant d'importance au chez-soi, à la nécessité d'un cocon douillet au sein d'une nature qui nous dépasse et nous bouleverse. Comme dans Chez Nous, elle confectionne dans Koi ke bzzz ? du bout de ses pinceaux de petits logis douillets, de minuscules demeures pleines de chaleur et d'espoir.

Quant à ce texte étonnant, entièrement dialogué, et en langue d'insecte, il vibre d'une musique enchanteresse, une gourmandise à lire à voix haute.

Etrange, déroutant et audacieux, d'une infinie poésie,  pas étonnant que cet objet littéraire non identifié soit édité chez Hélium.

 

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Koi ke bzzz ?, Carson Ellis

Hélium, 2016

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07 janvier 2017

La monture de Castor-Têtu

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Il va sans dire que chez les papooses, les histoires d'indiens sont accueillies avec une attention toute particulière. L'inénarrable Castor-Têtu s'est tout de suite fait une place de choix au panthéon des papooses littéraires, entre Yakari et Oumpapoose. Alors quelle ne fut pas la danse de la joie quand il a repointé le bout de son nez dans de nouvelles aventures !

Dans ce nouvel opus, le petit indien qui voit les braves partir fièrement sur leur monture se dit qu'il veut un cheval pour partir chasser le bison, lui aussi. Castor-Têtu est du genre à prendre les choses en main. Alors il se met en quête d'un cheval. Le voilà qui part seul, armé de son lasso, traversant la rivière en canoë, à la recherche d'un cheval à capturer. Quand dans la grande prairie, il sent la terre vibrer sous ses pieds, il se dit que c'est sûr, c'est le galop d'un cheval.

Mais si tout se déroulait comme prévu, les histoires de Castor-Têtu n'auraient pas cette saveur. Castor-Têtu brave des dangers comme il peut, revoit ses ambitions épiques un peu à la baisse sans rien perdre de son flegme. Il y a dans ses péripéties une dimension comique qui confine au gag.

On dit d'un brave qu'il a du coeur, du courage. Castor-Têtu a aussi un grand coeur. S'il n'est pas encore tout à fait assez costaud pour surmonter les épreuves par la force, c'est encore une fois par sa générosité qu'il s'en sort, de façon peu orthodoxe mais avec honneur.

Il y a dans les aventures de ce valeureux papoose un esprit d'harmonie et de partage avec le monde animal et la nature environnante. Les illustrations épurées d'Audrey Poussier embrassent cette idée de simplicité et de bienveillance. Et surtout, il y a cette note d'humour, cette cocasserie dans le subtil dialogue entre le texte et l'image qui nous réjouit tout particulièrement.

 

 

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La monture de Castor-Têtu, Jean Leroy et Audrey Poussier.

L'école des loisirs. 2016.

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03 janvier 2017

Dans le ventre de la terre

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« Dans le ventre de la Terre, il y a un enfant. Minuscule. Oublié ? »

 

L'histoire qui se raconte ici est à la fois mystérieuse et lumineuse. Unique et universelle.

C'est l'histoire de la vie qui se prépare, avant qu'elle ne s 'éveille. La vie minuscule, encore endormie dans le secret de la terre, dans les profondeurs intérieures.

Les illustrations enchanteresses de Fanny Ducassé, qui prennent ici une dimension symbolique, mythologique, sont d'une beauté stupéfiante. La nature s'y déploie dans toute sa richesse et sa luxuriance. Aux motifs floraux et végétaux qu'elle affectionne s'ajoutent les mers et les coquillages, le ciel et les étoiles, les hommes et leurs maisons. C'est l'univers entier qui semble se préparer à la venue de l'enfant.

Ce texte est un poème en prose, les images y sont puissantes, les mots y composent une musique, comme une incantation. La puissance créatrice des illustrations répond à ce texte magnifique avec une liberté, une fantaisie qui l'enrichissent infiniment.

De nombreuses fois je me suis laissée bercer par ce texte comme un poème, longtemps je me suis plongée dans ces illustrations somptueuses, sans réussir à commenter cet album, tant il forme un tout plein et harmonieux, tant il se suffit à lui même.

Je ne saurai donc que trop vous encourager à le découvrir à votre tour, à boire sa poésie et vous nourrir de sa beauté graphique.

dans le ventre image

A retrouver chez Pépita, chez Noukette et chez Littérature enfantine

 

Dans le ventre de la Terre, Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé

Seuil Jeunesse. 2016

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21 décembre 2016

Le cadeau du Père Noël

le cadeau du pere noel

 

Submergés par une production pléthorique étiquetée « Noël », il n'est pas toujours aisé de faire le tri. De temps en temps, un très bel album sur le thème émerge. J'ai repêché celui là il y a quelques années sur l'étagère poussiéreuse d'un bouquiniste... et quelle merveille !

Il date de 1995. (oui, oui, ça peut faire grincer les dents d'y penser, mais ça fait plus de 20 ans.) C'est Le cadeau du Père Noël, et c'est bien un trésor que cet album.

Sur un fond bleu et floconneux, le père Noël s'élance, une paire de skis aux pieds, écharpe et barbe au vent. De facture classique, l'album s'ouvre sur des paysages enneigés, un village de carte postale aux toits recouverts d'une épaisse couche de neige. L'imagerie traditionnelle de Noël est là, et déjà, on se sent bien. La lumière dorée des fenêtres, les ombres bleutées du relief arrondi par la neige, la couche meringuée qui fige le village et l'enveloppe d'une douceur cotonneuse.

Dans ce village que la neige a rendu impénétrable, les enfants s'inquiètent de la visite du Père Noël, qui risque d'être compromise. Celui-ci, chaussé de ses skis, décide d'apporter à tout le village un cadeau modeste et infiniment bienfaisant, celui qui saura ravir tout le monde et faire naître convivialité et chaleur dans le cœur de tous.

Alors oui, c'est peut être un thème éculé. Avec sa nostalgie des veillées hivernales d'antan et sa façon de rendre hommage aux choses simples, ce n'est peut être pas pas son originalité que cet album brille. Et pourtant, sa saveur est bien là, dans la beauté de ses illustrations, dans la grâce délicate de ses couleurs hivernales et dans la bienheureuse simplicité qui s'en dégage. Un magnifique conte de noël.

 

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Le cadeau du Père Noël, Dorothea Lachner et Maja Dusikova

Editions Nord-Sud. 1995

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18 décembre 2016

Tout autour

Tout autour

 

Grand format à l'italienne, collage dorés et crayon sur fond noir mat, c'est dans un écrin somptueux qu'Ilya Green nous livre son dernier trésor.

Ce trésor, c'est le secret que nous confie la narratrice, cette histoire qui fait partie d'elle, le chagrin profond de la perte. Celle de sa mère.

Au commencement, ce sentiment de plénitude et d'harmonie.

J'étais petite.

J'étais le centre du monde.

Et ma mère était là.”

Les phrases sont courtes, l'essentiel est là.

On était le tout.

Le monde était en moi.”

 

Les illustrations qui jouent entre le noir et les couleurs éclatantes se déploient avec grâce.

Et puis un jour les ombres de la maladie s'étendent sur le corps de la mère qui retourne à la terre, la perte, le vide, la tristesse infinie.

Enfin, la vie qui se reconstruit. L'arbre qui pousse dans la terre arrosée de larmes. La renaissance et la résilience de l'enfant.

 

Dessiner comme on réapprend à vivre. Du processus de création comme processus de reconstruction et retour à la vie. La voix de l'autrice semble se superposer à celle de la narratrice, pour n'être plus qu'une voix.  La douleur fait place à l'espoir, le vide à la création. Et puis l'arbre, si symbolique, si essentiel et si cher à l'autrice et à son univers. Etonnant texte d'Ilya Green, presque dérangeant tant il a l'air intime.

Il m'a fallu un peu de temps pour digérer cette histoire, pour trouver les mots afin d'en parler. Tout Autour est un album bouleversant, douloureusement optimiste, à la fois sombre et lumineux. Un objet littéraire graphiquement somptueux, comme cette grande artiste qu'est Ilya Green sait en ciseler.

 

tout autour page1

Tout autour page

 

Lire les avis de Pépita, Vivrelire et Colette

 

Tout Autour, Ilya Green

Didier Jeunesse. 2016.

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23 novembre 2016

Un ours à l'école

Un ours a l'école

 

C'est l'histoire d'un petit ours qui (comme bien d'autres avant lui) retarde un peu l'heure du coucher. Pendant que sa maman prépare la tanière pour hiberner, il fait un dernier tour dans la forêt. Il s'aventure même un peu plus loin que d'habitude, et au détour d'un arbre, fait une étrange trouvaille. Un objet chaud, doux et rigolo, qui peut se mettre sur la tête.

Continuant son chemin, il se retrouve devant un lieu étrange et attirant, plein d'enfants qui jouent joyeusement. Curieux, il s'approche, et se retrouve dans la cour de récréation d'une école, et bientôt assis en classe.

Introduire dans l'école ceux qui n'ont normalement rien à y faire offre un potentiel comique bien connu des albums jeunesse, qui a le don de réjouir les mouflets. Ainsi, au détour de quelques albums, on a déjà pu croiser à l'école un chien, un petit monstre... ou même une maman décalée ou des parents intenables !

Cette fois c'est un ourson, qui se garde bien de jouer aux clowns, tout ingénu et perdu qu'il est. D'ailleurs, c'est avec tendresse et compassion que les papooses écoutent son histoire. C'est l'oeil toujours un peu inquiet qu'elles le voient s'endormir en classe et se faire gronder par la maîtresse, puis se faire raccompagner dans la forêt, car l'école n'est pas un endroit pour un ourson.

Heureusement, les parents sont fidèles à « l'heure des mamans », et les mamans ours ne dérogent pas à la règle...

Difficile de ne pas fondre devant cette histoire touchante et cet ourson irrésistible. Les illustrations à l'aquarelle sont d'une infinie douceur, avec une pointe de mélancolie qui ne dément pas le charme de l'album.

 

un ours à l'ecole trouvaille

 

Un ours à l'école, Jean-Luc Englebert

Pastel. 2015

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